# Posted on Wednesday, 29 July 2009 at 5:56 AM

# Posted on Wednesday, 29 July 2009 at 5:45 AM

# Posted on Wednesday, 29 July 2009 at 5:43 AM

# Posted on Wednesday, 29 July 2009 at 5:42 AM

# Posted on Sunday, 26 July 2009 at 7:31 PM

# Posted on Sunday, 26 July 2009 at 7:30 PM

La foule serait énorme. Démesuré. Oh oui. Il faut qu'elle le soit. Il faut que je me sente vivre au travers d'elle, que pendant un instant je lie mon destin aux leurs, qu'on m'oublie, jusqu'à l'inexistence, jusqu'à la réjouissance. Que je m'oublie. N'être rien. Plus rien. Ne plus être ce cri, ce cri qu'on ravale. Ravaler à s'en étouffer. Ne plus être... Vivre à en mourir. La plage est loin. Le train est loin. Ces années puissantes maculées d'Eaux fortes aussi. On aurait pas doublé notre vie? Je ne suis que le désir. Le désir universel d'une jeunesse dépravée en quête d'Idéal. Je ne suis que cet Idéal, qui a pris naissance et qui vit désormais en dedans moi. J'aurais aimé aimer me contenter de peu, j'aurais souhaiter être un être satisfiable. Mais il en a fallu autrement. L'universel jeu du je. A se perdre et ne jamais parvenir à se connaître vraiment parmi la foule des amis étrangers. Et ça, ça serait la fin. Fin du film. Film noir. Noir de monde. Monde en arrêt. Arrêt sur image, qui devient floue. Floue pour n'être plus que souvenir. Saoul à venir. Les rues stuprées où se perdent mes pas en cette nuit de macadam heureux. Les rues saturées de gens qui ne pensent à être qu' heureux. Etre cela. Les verres qui s'entrechoquent, le type qui noit sa vérité dans un agenda de "ministre", vos rails de coke, la musique qui s'évapore, vos corps ennivrés qui se frôlent et se désirent, vos éclats de voix. Je serais cela. Ces soirs de débauches. Oh oui! Je serais ces heures d'oubli, l'ivresse et la détresse, vos corps qui se baisent mal dans l'urgence de se sentir exister. N'exister que pour soi. Je serais cela. Votre déchéance. "L'humanité souffre et je souffre avec elle." Et je suis cela. Le désespoir anodin et les amours trépassés. Les lendemains sans noms, les sombres romances et ces vieilles rengaines oubliées. Je ne suis pas là pour poser mes lèvres sur le corps de Baies et de Raies. Je ne veux plus être rattaché, je ne veux être attaché. J'suis pas là pour les souvenirs d'après minuit. Je ne suis plus là pour les choses importantes. Alors je suis seulement entre ces jeunes usés et les vieux qui espèrent. Entre ces inconnues qu'on couche dans son lit en appelant cela l'amour, je suis. La folie. Cette saloperie d'inexistence lascive, l'abondon des corps, les esprits refoulés, l'âme torturé. Et ces coeurs, ces coeurs que vous ne sentez même plus battre... Déguisé en pas moi, j'erre. C'est dans l'ère du temps. L'air me rapporte l'âpre goût de mes souvenirs honteux. Des heures perdues, le corps abandonné à demi-nu perdu dans des lits étrangers. Je ne donne pas mon nom, je suis Beau seulement pour une nuit. J'voudrais vous offrir mon vide, ma terreur et cette tristesse abyssale qui parfois me noie. J'aimerais vous donner un petit peu de ma folie, vous montrer a quel point je suis parfois tordu. De mes nuits de fantasmes, à l'insomnie suintante d'idées floues, quand je voudrais être un enchevêtrement de corps, quand je désirerais faire une peinture de notre baise idylle. Quand je voudrais, quand je voudrais.. Mais on se poursuit toujours, on ne se trouve jamais vraiment. C'est quelque chose de terrible vous savez. De lancinant et de douloureux. Je parle de l'amour. Enfin, si on peut réellement en parler. Je crois que je n'ai jamais été amoureux. J'ai eu le coeur qui battait fort, j'ai eu de puissants orgasmes et même ces fameux noeuds dans l'estomac. Mais tout ceci est ce de l'amour ? Ou n'est ce que le désir de se satisfaire? On est loin jusque de soi même alors qu'on se croit tout l'un contre l'autre. Je n'ai jamais été que cela. Ce vide que l'on voudrait passion, mais qui n'est au fait que désamour. J'ai peur de n'être que cela. De n'être toute ma vie qu'un garçon d'une nuit, de n'être que celui avec qui on baise, de n'être celui qui ne se préoccupe que de lui. Et vous, je m'amuse à vous voir enlacer. Mais sous les masques? Acteurs, acteurs... "Nous ne sommes que de pauvres acteurs". On se perd à trop se chercher. Tous ces rôles essayés à la hâte! Mais qui sommes nous, qui sommes nous vraiment? Nul ne le sait. J'aurais bien voulu vous murmurer cela dans votre sommeil. Que tout n'était qu'un jeu. Puis j'aurais regardé la ville endormie, cette ville pour la dernière fois. J'aurais fuis. Je ne suis que cela: la fuite, en quête de ce jour des espérés. Je braderais mon coeur un peu trop déglingué et je m'en irais là bas, chez les buveurs de thé. Pour finir une amie équestre m'a demandé si c'était bien "Boris" qui écrivait ces textes, je lui répondrais seulement que ce n'est pas celui qu'elle connaît.

# Posted on Sunday, 26 July 2009 at 7:09 PM

Edited on Sunday, 26 July 2009 at 7:46 PM

# Posted on Thursday, 23 July 2009 at 6:26 AM

# Posted on Thursday, 23 July 2009 at 6:11 AM

# Posted on Thursday, 23 July 2009 at 6:05 AM